À N’Djaména, l’architecture politique du Tchad s’est définitivement stabilisée à la suite de la transition politique, ouvrant la voie à une nouvelle ère de gouvernance économique sous la houlette de Mahamat Idriss Déby Itno.
Le Nouveau Cabinet Gouvernemental
Le début du mois de juin 2026 est caractérisé par la promulgation d’un décret présidentiel nommant le premier gouvernement post-transition, consécutivement à l’élection présidentielle ayant confirmé Mahamat Idriss Déby Itno à la magistrature suprême. Ce cabinet pléthorique, composé de 40 ministres et secrétaires d’État, a la lourde mission de matérialiser la promesse d’un « Tchad uni et juste », comme l’a martelé le président lors de ses discours post-investiture. La composition de cette équipe gouvernementale reflète une tentative d’équilibre géopolitique interne visant à pacifier les dissensions nées des périodes de dialogue national. Sur le plan diplomatique, un décret distinct (n°2026-437) du 2 juin, émanant des autorités françaises présentes au Tchad, a convoqué les électeurs pour l’élection des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger le 28 juin, illustrant la persistance d’une forte imbrication des réseaux diplomatiques exogènes dans le paysage institutionnel local.
Soutien Financier aux PME par la Société Financière Internationale
L’enjeu immédiat pour l’appareil d’État tchadien est d’assurer la survie économique de sa population au-delà de la rente pétrolière (dont les droits de transit ont connu une hausse de 11 % en avril). Le 28 mai 2026, l’architecture d’information économique régionale rapportait un financement stratégique de 10 millions de dollars accordé par la Société Financière Internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, destiné spécifiquement au soutien des Petites et Moyennes Entreprises (PME) tchadiennes. Cet afflux de capitaux est crucial. Il indique que, malgré les récriminations de l’opposition, l’actuel exécutif est parvenu à rassurer les bailleurs de fonds internationaux sur la stabilité juridique et sécuritaire de la nouvelle République, condition indispensable pour débloquer les financements multilatéraux nécessaires à la diversification de l’économie.

