Illustration de synthèse : des spécialistes africains et brésiliens examinent un minerai et une pièce industrielle dans un port de l’Atlantique Sud. Scène fictive générée par IA.Illustration de synthèse générée par IA. Scène fictive de coopération industrielle Sud-Sud.

1. Introduction et cadrage macroéconomique global

À l’automne 2026, la diversification des partenariats commerciaux et la maîtrise des chaînes de transformation occupent une place croissante dans les stratégies africaines et sud-américaines. Les rapprochements Sud-Sud offrent des possibilités de coopération agricole, industrielle et maritime. Leur portée dépend toutefois des capacités productives, des règles applicables et de l’exécution des investissements. La signature d’un accord ou l’annonce d’une enveloppe financière ne suffisent pas à établir leurs retombées économiques.

En octobre 2026, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) prévoit une croissance du volume des échanges mondiaux de biens et services d’environ 3,7 % en 2026 et 4,7 % en 2027. Le redressement projeté dépend notamment de l’évolution du conflit au Moyen-Orient. [1]

L’OMC relève le soutien des investissements liés à l’intelligence artificielle et les perturbations du conflit. Elle nuance la fragmentation : le découplage sino-américain s’accentue, mais l’écart entre échanges intra-blocs et inter-blocs s’est resserré en 2025 et début 2026. [1]

RégionExportations 2026Importations 2026
Asie+9,9 %+9,5 %
Amérique du Nord+5,7 %+1,4 %
Afrique+5,6 %+8,9 %
Amérique du Sud et centrale et Caraïbes+3,4 %+4,6 %
Moyen-Orient-17,2 %-15,4 %
Croissance annuelle projetée du volume des marchandises, selon les regroupements régionaux de l’OMC. Source : octobre 2026, tableau 1. [1]

Le Rapport sur le commerce mondial 2026 apporte un autre éclairage : selon les scénarios, l’écart entre une coopération multilatérale renforcée et l’érosion des règles de l’OMC représenterait environ 5 à 10 % du PIB réel mondial à l’horizon 2050. Cette comparaison de simulations ne constitue ni une perte déjà observée ni une prévision unique de découplage. [2]

La présente veille examine les relations entre le Brésil et l’Afrique, les accords du MERCOSUR et de la ZLECAf, les politiques relatives aux minéraux critiques et l’émergence énergétique du Guyana. Le fil conducteur est la capacité des partenaires africains à convertir ces rapprochements en compétences, en transformation locale et en débouchés durables.

2. Le pivot sud-atlantique : diplomatie stratégique et expansion commerciale

2.1. L’offensive commerciale brésilienne et la diplomatie du pragmatisme

La politique africaine conduite par le Brésil associe relations diplomatiques, coopération technique et promotion des entreprises. L’activité de l’ApexBrasil illustre cette articulation. Selon une communication de l’agence reproduite par la Fédération des industries de Bahia, la mission organisée du 21 au 31 juillet 2026 en Angola et en Afrique du Sud a réuni 18 entreprises brésiliennes et 61 acheteurs. Elle a généré 1,71 million de dollars d’affaires immédiates et 18,7 millions de dollars d’affaires espérées sur les douze mois suivants. Ces deux catégories ne doivent pas être additionnées comme des exportations déjà réalisées. [3]

Ces initiatives peuvent ouvrir des débouchés aux équipements, aux services et aux produits industriels brésiliens. Du point de vue africain, leur intérêt doit aussi être apprécié selon les possibilités de production partagée, de formation et d’accès au financement. Une augmentation des importations en provenance du Brésil ne démontrerait pas, à elle seule, un renforcement des capacités industrielles africaines.

La position exportatrice brésilienne constitue un appui à cette diplomatie. Pour septembre 2026, le tableau officiel du ministère du Développement, de l’Industrie, du Commerce et des Services indique environ 34,4 milliards de dollars d’exportations et 26,7 milliards d’importations, soit un excédent d’environ 7,7 milliards. Ce résultat mensuel ne permet cependant pas de conclure, à lui seul, à la solidité de l’ensemble des fondamentaux macroéconomiques du pays. [4]

La continuité politique reste également déterminante. Dans son examen des programmes présidentiels de 2026, l’Institut Brésil-Afrique constate une présence inégale de l’Afrique : sept des treize candidatures étudiées la mentionnent, avec des orientations et des niveaux de précision variables. Ce constat ne permet pas de parler d’un consensus général doté de moyens budgétaires communs. [5]

La complémentarité entre MERCOSUR et ZLECAf demeure une perspective de coopération, non une passerelle tarifaire automatique. Les produits exportés directement du Brésil ne bénéficient pas de l’origine africaine du seul fait de leur commercialisation sur le continent. L’accès aux préférences de la ZLECAf suppose de satisfaire les règles propres au produit et les conditions de l’accord. [6]

2.2. Les dilemmes de l’Afrique du Sud : asymétries et prudence stratégique

La coopération Sud-Sud n’efface pas les divergences d’intérêts. Dans sa lettre du 30 août 2026, Busi Mavuso, directrice générale de Business Leadership South Africa (BLSA), met en garde contre un approfondissement commercial insuffisamment évalué avec le Brésil. Elle cite, pour 2025, 5,2 milliards de rands d’exportations sud-africaines vers ce pays et 27,3 milliards d’importations, soit un déficit bilatéral de 22,1 milliards de rands. Ces chiffres sont ici attribués à la représentante patronale. [7]

BLSA souligne les vulnérabilités de la volaille, du sucre et de certaines industries manufacturières, et demande une modélisation publique de la réaction de l’offre avant toute nouvelle libéralisation. Il s’agit d’une position économique d’un acteur organisé, non de la démonstration que tout élargissement de l’accord préférentiel SACU-MERCOSUR provoquerait une désindustrialisation. [7]

L’analyse appelle néanmoins une vigilance sur la répartition des gains. Un déficit commercial bilatéral ne suffit pas à mesurer le bien-être ou la compétitivité d’une économie. Les effets d’un accord doivent être examinés par branche, en tenant compte des prix, des intrants, des emplois, des investissements et des débouchés supplémentaires. La diversification des partenaires ne dispense pas de cette évaluation.

Les relations avec les États-Unis constituent une autre source d’incertitude. La loi américaine du 2 septembre 2026 a prolongé l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu’au 31 décembre 2028. La prorogation est donc acquise et ne relève plus du seul vote de la Chambre des représentants. Elle ne garantit toutefois ni l’éligibilité permanente de chaque pays ni l’exemption de tous les droits additionnels relevant d’autres instruments commerciaux. [8][9]

Pour Pretoria, l’enjeu est d’élargir les débouchés tout en préservant la capacité de négocier. Les affinités diplomatiques, comme les préférences accordées par Washington, doivent être appréciées à partir des conditions commerciales effectivement applicables.

2.3. La Colombie et les ressorts d’une diplomatie afrodescendante

Pendant le mandat 2022-2026 de Gustavo Petro et de Francia Márquez, Bogotá a cherché à inscrire ses liens internationaux dans une politique de reconnaissance des populations afrodescendantes et autochtones. Présentée en octobre 2022, la stratégie Afrique associait coopération, coordination gouvernementale et participation aux enceintes multilatérales. Elle doit être décrite comme une politique de cette période, sans présumer sa continuité après la transition présidentielle de 2026. [10]

La réouverture de l’ambassade colombienne à la Barbade, le 21 août 2025, constitue une réalisation identifiable de ce rapprochement caribéen. La cérémonie, conduite par Francia Márquez, a notamment mis en avant l’identité afrodescendante partagée et la justice climatique. Il s’agit d’une réouverture après plus de deux décennies, et non de la création d’une première représentation. [11]

Cette mobilisation de l’histoire et des identités peut être analysée comme un instrument de puissance d’influence. Elle ouvre des possibilités de coopération culturelle, universitaire et économique. La constitution d’un front diplomatique unifié, ou l’augmentation des investissements qui en résulterait, ne sont toutefois pas démontrées par ces seules initiatives. Leur portée dépend des institutions, des budgets et des projets capables de leur donner une continuité.

3. Architecture des accords de libre-échange : régionalisation et défense des marchés

3.1. Le MERCOSUR et la diversification des accords commerciaux

Le périmètre institutionnel du MERCOSUR comprend la Bolivie, devenue État partie en 2024 et engagée dans l’intégration de l’acquis du bloc. Les accords étudiés ici ont néanmoins été négociés par les quatre membres fondateurs : Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay. Le Venezuela demeure suspendu. [12]

La relation avec l’Union européenne ne peut plus être décrite comme entièrement bloquée. L’accord commercial intérimaire s’applique provisoirement depuis le 1er mai 2026 avec les quatre pays concernés. Cette application met en œuvre des engagements commerciaux avant l’achèvement du processus de ratification du partenariat global. Elle ne supprime ni les controverses agricoles et environnementales ni les distinctions entre les deux instruments juridiques. [13]

L’accord avec l’Association européenne de libre-échange (AELE : Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) suit un calendrier différencié. Promulgué au Brésil par le décret n° 13.126 du 23 septembre 2026, il est entré en vigueur dans la relation Brésil-Islande le 1er octobre. Le Siscomex annonce le 1er novembre pour la relation Brésil-Norvège. Ces dates ne doivent pas être étendues à l’ensemble des États de l’AELE. [14]

Selon l’administration brésilienne, l’entrée en vigueur avec l’ensemble des partenaires de l’AELE élargirait d’environ 7,2 milliards de dollars, sur la base des échanges de 2024, le commerce couvert par les accords préférentiels du pays, soit environ 10 % supplémentaires. Cette estimation décrit un périmètre juridique de préférences, et non une hausse des flux déjà réalisée. [14]

En Suisse, l’approbation parlementaire a été accompagnée d’une enveloppe agricole supplémentaire de 517 millions de francs pour 2028-2033. Ces dispositions relèvent du processus d’approbation et des mécanismes référendaires ; elles ne constituent pas des compensations déjà versées à l’automne 2026. [15]

En Asie, l’accord MERCOSUR-Singapour est entré en vigueur pour le Brésil le 1er août 2026, après sa promulgation par le décret n° 13.081 du 27 juillet. L’Argentine a publié le 15 septembre sa loi d’approbation n° 27.819, adoptée le 26 août, ainsi que le décret de promulgation n° 1010. Cette étape interne doit être distinguée de l’entrée en vigueur internationale. [16][17]

La diversification des accords renforce la prévisibilité des échanges. Ses effets dépendront cependant des calendriers tarifaires, des règles d’origine et des capacités de production. Pour les entreprises africaines, elle modifie aussi les conditions de concurrence sur les marchés de destination et dans les chaînes d’approvisionnement.

3.2. La ZLECAf : de l’ambition juridique à l’intégration productive

La Zone de libre-échange continentale africaine poursuit sa transformation en cadre commercial opérationnel. Le bulletin du ministère sud-africain du Commerce de mars 2026 recense 54 États signataires et 50 ratifications. Il situe le marché potentiel à plus de 1,4 milliard d’habitants, pour un PIB combiné d’environ 3 400 milliards de dollars. Ces ordres de grandeur ne signifient pas que toutes les préférences sont déjà applicables entre tous les signataires. [18]

L’architecture tarifaire prévoit la libéralisation de 90 % des lignes dans une première catégorie, puis de 7 % de produits sensibles, tandis que 3 % peuvent être exclus. Les calendriers diffèrent selon les catégories et les économies. Le même bulletin présente 2035 comme l’horizon attendu pour une couverture de 97 % à droits nuls ; l’application effective reste subordonnée aux engagements publiés et aux conditions de chaque relation commerciale. [18]

La ZLECAf n’impose pas un minimum uniforme de 35 % de valeur ajoutée locale. L’origine préférentielle dépend des prescriptions applicables au produit : obtention intégrale, transformation suffisante, changement de classement tarifaire, valeur des matières non originaires ou opérations déterminées. Une implantation en Afrique ne suffit donc pas à conférer automatiquement cette origine. [6]

Les obstacles non tarifaires restent décisifs : procédures douanières, infrastructures, normes et accès au financement peuvent limiter la portée des concessions. Le 14 février 2026, le Secrétariat de la ZLECAf et AGRA ont signé un protocole de coopération, annoncé le 16 février, appuyé sur un plan d’action pour les échanges agricoles. Il vise la réduction de ces obstacles, la transformation locale et l’investissement régional. [19]

Pour les producteurs africains, le critère d’évaluation est concret : des débouchés accessibles, des justificatifs d’origine utilisables et une logistique dont le coût ne neutralise pas l’avantage tarifaire.

4. Sécurité alimentaire et coopération agricole Sud-Sud

La coopération agricole entre le Brésil et l’Afrique associe recherche, formation et financement. Son intérêt stratégique réside dans la capacité des institutions africaines à adapter les technologies et à orienter les projets vers leurs priorités alimentaires. La diffusion d’un modèle agronomique doit être appréciée selon ses résultats locaux, ses coûts et ses effets sur les producteurs.

4.1. La BAD, l’Embrapa et le FIDA : des partenariats à évaluer

Le programme Cotton-4 offre un précédent significatif. Conduit initialement entre 2009 et 2013 au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, il a associé l’Agence brésilienne de coopération (ABC), l’Embrapa et les institutions nationales de recherche. Son évaluation relève des avancées dans l’amélioration variétale et le semis direct, notamment en démonstration, mais un transfert moins avancé dans la gestion intégrée des ravageurs. Elle ne démontre pas une hausse généralisée et durable des rendements dans les quatre pays. [20]

Le 9 septembre 2026, la BAD et l’ambassade du Brésil au Mali se sont réunies à Bamako pour approfondir leur coopération. Les échanges portaient sur la mise en œuvre du mémorandum signé entre la Banque et l’ABC le 12 juin à Abidjan. L’agriculture, le secteur privé, les compétences et la transition énergétique figurent parmi les priorités. Cette rencontre ne suffit pas à établir que de nouveaux financements ont déjà été engagés pour chaque infrastructure envisagée. [21]

Sur un autre plan, la BAD a approuvé le 1er septembre 2026 son Cadre de réponse à la crise mondiale de l’énergie et des engrais, le GEFCRF. Le dispositif prévoit une réponse pouvant atteindre 5,1 milliards de dollars. L’enveloppe annoncée doit être distinguée des opérations approuvées, des décaissements et des intrants effectivement distribués. [22]

En Côte d’Ivoire, le FIDA et le gouvernement ont lancé le 21 avril 2026 le Projet de pôle agro-industriel dans le Nord-Est. Le coût annoncé de 344,5 millions de dollars correspond à un projet cofinancé, notamment avec la BAD et l’institution italienne CDP. Le programme prévoit à Bouna des équipements d’agrégation, de transformation, de stockage et de logistique. Ce budget ne représente donc pas le seul apport du FIDA. [23]

L’accord signé le 14 octobre 2026 entre le FIDA et la Banque islamique de développement vise, pour sa part, jusqu’à 750 millions de dollars de cofinancements pour les systèmes alimentaires et la transformation rurale dans leurs pays membres communs. Il s’agit d’un objectif de mobilisation, non d’une somme déjà intégralement affectée ou décaissée. [24]

L’enjeu africain consiste à relier ces dispositifs aux besoins de financement des exploitations et des entreprises locales. L’évaluation doit porter sur les capacités installées, leur utilisation, la maintenance et les revenus, au-delà du montant des annonces.

4.2. Le Forum de Kigali : relier l’innovation aux besoins productifs

Le programme du Forum sur les systèmes alimentaires africains de Kigali, en septembre 2026, met en avant l’investissement, l’approvisionnement scolaire et hospitalier, l’irrigation et la multiplication des semences. Les visites prévues auprès de Solid’Africa, du pôle de Gabiro et des stations de recherche rwandaises illustrent l’articulation recherchée entre production, demande institutionnelle et innovation. [25]

Ces documents établissent les thèmes proposés aux participants. Ils ne prouvent pas, à eux seuls, un consensus continental ni des effets économiques mesurés. Les contrats conclus, les équipements installés et l’accès des petits producteurs aux marchés constituent des indicateurs plus solides pour apprécier les résultats.

Le financement demeure un obstacle transversal. La BAD cite une estimation pouvant atteindre 92 milliards de dollars de besoins non satisfaits en 2024 pour le commerce africain dans son ensemble. Ce chiffre ne doit pas être attribué au seul commerce agricole. Dans l’agriculture, garanties et crédits devront être évalués selon leur capacité à réduire les risques réellement supportés par les producteurs et les PME. [26]

5. L’échiquier des minéraux critiques : le nationalisme des chaînes de valeur au Brésil

La transition énergétique et les industries numériques renforcent la valeur stratégique des minerais. Leur possession géologique ne garantit toutefois ni la maîtrise des procédés ni la captation des retombées économiques. Le Brésil cherche à réduire cet écart en associant l’exploitation de son sous-sol à des capacités de transformation et de recherche. L’expression « nationalisme des chaînes de valeur » décrit ici une orientation analytique, et non une catégorie juridique ou une obligation universelle de transformation.

5.1. La loi 15.506/2026 et l’émergence du Conseil CIMCE

Le 16 septembre 2026, la loi fédérale n° 15.506 a institué la Politique nationale des minéraux critiques et stratégiques ainsi que le Conseil national pour leur industrialisation, le CIMCE. La distinction légale associe la criticité aux vulnérabilités d’approvisionnement et le caractère stratégique à l’importance des ressources pour l’économie et le développement. La loi crée aussi le registre national des projets CNPMCE et un dispositif de traçabilité, dont les modalités nécessitent une réglementation. [27]

Le certificat minéral bas carbone (CMBC) est volontaire. Il ne constitue pas une obligation générale de certification de toute production minière. De même, l’objectif d’industrialisation nationale ne doit pas être assimilé à une obligation uniforme de fabriquer au Brésil l’ensemble des batteries et composants utilisant ces ressources. [27]

Le ministère du Développement présente la réforme comme un instrument de diversification productive et d’innovation. Sa portée économique dépendra de la réglementation, des compétences disponibles, des financements et de la capacité à mener les projets jusqu’à la production. La création d’un cadre juridique n’établit pas sa pleine exécution industrielle. [28]

5.2. Filtrage des opérations, traçabilité et financement

Le décret n° 13.118 du 16 septembre 2026 organise le CIMCE, rattaché à la présidence et présidé par la Casa Civil. Son instance plénière réunit treize ministres et cinq autres représentants. Le dispositif comporte également un comité exécutif et un secrétariat exécutif. [29]

Le filtrage concerne notamment les changements de contrôle d’entreprises titulaires de droits miniers visés, certaines participations étrangères, l’accès à des informations géologiques stratégiques, des contrats internationaux d’approvisionnement susceptibles d’affecter la sécurité économique ou géopolitique et des transferts de titres miniers. Le comité exécutif peut reconnaître l’absence d’assujettissement, homologuer une opération, imposer des conditions ou refuser l’homologation. Ce contrôle ciblé ne constitue pas une interdiction générale des investissements étrangers. [29]

Les obligations financières demandent également une lecture précise. Durant six ans à compter de la réglementation prévue, les entreprises concernées doivent consacrer au moins 0,3 % de leurs recettes opérationnelles des activités visées, après déduction des impôts correspondants, à la recherche et à l’innovation, et 0,2 % à la souscription de parts du FGAM. Le minimum de recherche passe ensuite à 0,5 %. Le FGAM est le fonds de garantie de l’activité minière, non un fonds d’exploration. La participation fédérale autorisée, jusqu’à deux milliards de reais, dépend des disponibilités budgétaires et financières. [30]

5.3. La Lithium Valley : attractivité et limites de la promesse industrielle

Le programme Vale do Lítio, lancé en 2023 dans le Minas Gerais, illustre cette volonté de structurer une filière. En septembre 2025, le gouvernement de l’État lui attribuait 6,3 milliards de reais d’investissements attirés. Ce bilan officiel daté ne doit pas être transformé en mesure des dépenses effectivement exécutées à l’automne 2026. [31]

Le 17 juin 2026, l’État a signé avec Spark Energy Minerals un protocole prévoyant 150 millions de reais pour le projet Arapaima. L’extraction, envisagée pour 2030, reste conditionnée aux études, aux autorisations et au financement. Le protocole documente une intention d’investissement, non une capacité productive disponible. [32]

À Poços de Caldas, Viridis Mining & Minerals développe le projet de terres rares Colossus. Son rapport trimestriel de juin 2026, publié le 24 juillet, fait état de premiers carbonates mixtes produits dans une installation de démonstration et du dépôt d’une demande de licence d’installation. La société poursuit une stratégie de transformation en aval ; ces avancées ne démontrent pas encore une exploitation commerciale complète ni une filière entièrement opérationnelle de séparation d’oxydes de haute pureté. [33]

Pour les partenaires africains, l’enseignement porte sur l’articulation entre ressources, financement et savoir-faire. Sa transposition exige une évaluation des infrastructures, des marchés et des retombées locales négociables.

6. Le Triangle du lithium et le cuivre andin : stratégies nationales divergentes

L’importance stratégique des minerais andins n’assure pas une progression continue de leurs prix ou de leur rentabilité. Il faut distinguer ressources géologiques, réserves économiquement exploitables, capacités annoncées et production effective. Les unités comptent également : lithium contenu, chlorure de lithium et carbonate de lithium équivalent (LCE) désignent des quantités différentes.

Le 22 octobre 2026, Benchmark Mineral Intelligence estime que la croissance de la demande mondiale jusqu’en 2050 équivaudrait à 134 mines supplémentaires de 36 000 tonnes de LCE annuelles en moyenne, avant contribution du recyclage. Ce calcul concerne l’ensemble de la demande, dont l’électromobilité représenterait 76 % à cet horizon. Il ne constitue pas un décompte certain de mines à ouvrir. [34]

PaysOrganisation du secteurEnjeu stratégique
ArgentinePropriété provinciale des ressources, cadre douanier national et incitations RIGI.Articuler attractivité, transformation et contrôle environnemental.
ChiliIntervention publique et opérateurs privés selon les contrats et les projets.Accroître les capacités en préservant salars et ressources hydriques.
BolivieRôle central de YLB et contrats ou associations avec des partenaires étrangers.Convertir les ressources en capacités techniquement et financièrement viables.
PérouPortefeuille de projets miniers soumis aux permis, au financement et aux contraintes territoriales.Transformer les investissements prévisionnels en capacités exécutées.
Comparaison institutionnelle et analytique. Sources : Constitution argentine, ministère chilien des Mines, YLB et MINEM. [35][36][37][38]

6.1. Argentine : fédéralisme minier et amélioration logistique à Salta

L’article 124 de la Constitution argentine attribue aux provinces la propriété originaire des ressources naturelles de leur territoire. Cette compétence ne doit pas être confondue avec une autonomie douanière : l’article 126 interdit les douanes provinciales. Le contrôle d’une cargaison dans une usine de Salta constitue une facilitation administrative nationale. [35]

Le Régime d’incitations aux grands investissements (RIGI) s’inscrit dans une politique d’attraction des capitaux. [39] Il serait toutefois excessif d’attribuer à ce seul mécanisme l’évolution des exportations minières : les cours, les volumes et la maturation d’investissements antérieurs doivent aussi être pris en compte. Une amélioration logistique ne constitue pas davantage la preuve d’un assouplissement des obligations minières et environnementales.

À General Güemes, Ganfeng décrit, dans une communication de février 2026, une première expédition de 240 tonnes de chlorure de lithium du projet Mariana, réparties entre dix conteneurs et vérifiées par la douane dans l’usine. Le transport a associé rail et route. Cette opération établit la faisabilité d’un contrôle au départ ; elle ne démontre pas la suppression de tous les retards ou une baisse chiffrée des coûts. [40]

6.2. Chili : diversification des opérateurs et protection des salars

Selon l’étude publiée par la SUBREI le 14 juillet 2026, le Chili occupait le troisième rang mondial de production de lithium en 2025, derrière l’Australie et la Chine. Ce classement diffère de sa position de premier exportateur de carbonate et d’hydroxyde considérés ensemble. Les volumes et les recettes doivent également être distingués : en 2025, les expéditions ont augmenté tandis que leur valeur diminuait. [41]

La politique chilienne combine intervention publique et partenariats privés. Le ministère des Mines a annoncé le 25 août 2026 la signature d’un contrat spécial d’exploitation avec Quiborax pour récupérer le lithium de résidus miniers. Le projet prévoit une capacité pouvant atteindre 20 000 tonnes de carbonate de lithium et un investissement estimé à 70 millions de dollars. Ces paramètres décrivent un projet contractualisé, non une production déjà réalisée. [36]

Les objectifs d’expansion doivent être appréciés à partir des contrats, des autorisations et des unités effectivement utilisées. Une cible exprimée en « tonnes de lithium » ne peut être comparée à une production en LCE ou en lithium contenu sans vérification. La précision des appels d’offres et des calendriers est plus utile qu’une cible globale dont l’unité demeure ambiguë.

La contrainte environnementale possède une traduction juridique précise. Dans un communiqué du 21 octobre 2026, le Premier Tribunal environnemental annonce avoir confirmé l’amende de 4 713 unités fiscales annuelles infligée à Albemarle par la Superintendance de l’environnement, soit un peu plus de quatre milliards de pesos selon l’équivalence citée. Deux infractions sont en cause : dépassement du débit autorisé de saumure et manquement au plan d’alerte de l’aquifère. Il s’agit de la confirmation d’une sanction administrative. [42]

6.3. Bolivie et Pérou : capacités annoncées et conditions de réalisation

La Bolivie conserve un cadre centré sur l’entreprise publique YLB. Son rapport initial pour 2026 rappelle néanmoins la possibilité d’associations avec des entreprises privées pour certaines activités en aval, sous participation publique majoritaire. Le même document décrit des contraintes de dette et de production. La richesse du sous-sol ne dispense donc pas d’une évaluation industrielle et financière. [37]

Le contrat signé avec Hong Kong CBC en novembre 2024 prévoit deux unités d’extraction directe et de production de carbonate de lithium, de 10 000 et 25 000 tonnes annuelles, pour une enveloppe annoncée de 1,03 milliard de dollars. Les communications officielles de 2025 le soumettaient encore au processus législatif. Ces éléments ne prouvent ni son financement intégral ni la mise en production des installations à l’automne 2026. [43][44]

Au Pérou, le portefeuille présenté par le ministère de l’Énergie et des Mines en juillet 2026 comprend 66 projets dans 19 départements, pour 64,075 milliards de dollars d’investissements estimés. Il couvre plusieurs minerais. Les permis, les infrastructures, le financement et les relations avec les territoires conditionnent l’exécution de ce portefeuille. [38]

Pour les pays africains, ces trajectoires invitent à dépasser une opposition trop simple entre libéralisation et contrôle public. La question stratégique porte sur les capacités construites, la maîtrise de l’eau et des procédés, la part de valeur conservée localement et les garanties accordées aux populations.

7. L’émergence énergétique du Guyana et la coopération maritime atlantique

7.1. Le boom pétrolier et les conditions de réussite du Gas-to-Energy

La transformation pétrolière du Guyana modifie les équilibres énergétiques régionaux. Elle doit être décrite avec des résultats rétrospectifs distincts des anciennes prévisions : la croissance du PIB réel en 2022 est de 63,3 %, selon les données reprises par le FMI. Cette expansion ne mesure pas, à elle seule, la diversification productive ou l’amélioration des conditions de vie. [45]

ExxonMobil a annoncé le démarrage de Yellowtail le 8 août 2025, avec une capacité initiale moyenne annuelle de 250 000 barils par jour. En novembre 2025, l’opérateur a déclaré avoir atteint 900 000 barils quotidiens pour le bloc Stabroek. Ces repères datés attestent un changement d’échelle ; ils ne doivent pas être confondus avec la production moyenne de l’ensemble de l’année 2026. [46][47]

Le projet Gas-to-Energy vise à convertir une partie du gaz associé en capacités électriques et industrielles. Il associe un approvisionnement offshore, une unité de séparation des liquides de gaz naturel et une centrale de 300 MW à Wales. EXIM a approuvé le 26 décembre 2024 un financement de plus de 526 millions de dollars. Cette décision ne permet pas de présumer le décaissement intégral ou l’achèvement des installations. [48]

Le calendrier reste essentiel. Dans son point d’avancement du 8 septembre 2026, le gouvernement guyanais annonçait le premier allumage et les essais d’une turbine pour décembre, avec environ 57 MW prévus pour cette première unité. Cette étape doit être distinguée de la disponibilité de la totalité des 300 MW. [49]

Le gouvernement vise une baisse de moitié du coût de l’électricité. Il s’agit d’un objectif dont l’effet sur les factures dépendra notamment du financement, du réseau et des décisions tarifaires. La substitution du gaz au fioul pourrait également réduire certaines émissions ; l’estimation de projet présentée par EXIM ne remplace cependant pas un bilan complet intégrant les émissions de méthane et le fonctionnement réel des équipements. [50][48]

La mise en bouteille du gaz et la production d’engrais peuvent prolonger cette stratégie, mais les appels à investisseurs ne prouvent pas des exportations régulières. Trinité-et-Tobago reste un point de comparaison : les statistiques officielles montrent une forte baisse des exportations de GNL entre 2019-2020 et 2023-2024, puis un redressement sur les neuf premiers mois de 2024-2025. Une substitution automatique par le Guyana ne peut en être déduite. [51][52]

Le différend de l’Essequibo ajoute une dimension juridique et sécuritaire. Son origine précède les découvertes pétrolières récentes. La procédure devant la Cour internationale de Justice concerne la sentence arbitrale de 1899 et la frontière terrestre. Des audiences au fond se sont tenues du 4 au 11 mai 2026. Le calendrier contrôlé ne permet pas de garantir un arrêt final en 2026. Les hydrocarbures renforcent les enjeux économiques, sans expliquer à eux seuls les positions diplomatiques et militaires des acteurs extérieurs. [53]

7.2. La ZOPACAS : une relance politique à évaluer par ses moyens

Créée par la résolution 41/11 de l’Assemblée générale des Nations unies le 27 octobre 1986, la Zone de paix et de coopération de l’Atlantique Sud (ZOPACAS) réunit 24 États, dont 21 africains. Le Brésil en a repris la présidence lors de la réunion ministérielle des 8 et 9 avril 2026 à Rio de Janeiro, en succédant au Cabo Verde. Le Guyana ne figure pas parmi ses membres. [54]

La Déclaration de Rio réaffirme la souveraineté, le règlement pacifique des différends et le maintien d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive. Elle privilégie la coopération contre la piraterie, la pêche illicite et les menaces transnationales, en reconnaissant notamment l’architecture de Yaoundé dans le golfe de Guinée. [55]

La Stratégie de coopération adoptée à Rio propose des domaines de travail, des pays coordonnateurs et un suivi des actions. Elle envisage notamment la formation, la surveillance maritime et la protection des câbles sous-marins, des ports et des plateformes offshore. Il s’agit de possibilités de coopération, non de la preuve de moyens collectifs déjà déployés. [56]

Le texte se définit expressément comme non contraignant. La participation est volontaire et l’exécution dépend des ressources disponibles ainsi que des procédures nationales. La ZOPACAS ne constitue donc pas une garantie automatique de défense collective, notamment au bénéfice du Guyana. [56]

Pour les États africains, cette relance peut renforcer la maîtrise des espaces maritimes et des infrastructures essentielles. Son efficacité devra être appréciée à partir des formations exécutées, des échanges d’informations, des équipements et des budgets mobilisés.

8. Synthèse et implications prospectives

Les rapprochements observés à l’automne 2026 témoignent d’une recherche de diversification et de maîtrise productive. Ils ne décrivent pas un ensemble Sud-Sud homogène. Le Brésil, l’Afrique du Sud, les pays andins et les États africains engagés dans la ZLECAf poursuivent des objectifs qui peuvent se compléter ou entrer en concurrence.

Le cadre brésilien des minéraux critiques illustre la volonté de mieux relier extraction, innovation et industrialisation. Il ne permet pas d’affirmer que tout accès étranger aux ressources serait désormais conditionné à un transfert technologique ou à la construction d’une usine. Pour les partenaires africains, la question est celle des contreparties effectivement négociées et contrôlables, plutôt que celle de la reproduction automatique d’un modèle.

Sur le plan commercial, l’application provisoire de l’accord UE-MERCOSUR, les calendriers différenciés de l’AELE et la progression de la ZLECAf élargissent les possibilités d’échange. Les gains dépendront des capacités locales à produire, à satisfaire les normes, à documenter l’origine et à acheminer les marchandises à un coût soutenable.

Les coopérations agricoles apportent des instruments utiles, mais les montants annoncés doivent être suivis jusqu’aux exploitations et aux entreprises bénéficiaires. Le même raisonnement s’applique au Guyana : une rente pétrolière peut financer la diversification, sans garantir la compétitivité industrielle ni une distribution équilibrée des revenus.

Pour 2027, trois questions structurent donc la veille : quels engagements débouchent sur des capacités productives utilisables ; quelle part de valeur et de savoir-faire les partenaires africains conservent ; quels moyens administratifs, financiers et maritimes assurent la continuité de ces capacités ? Les réponses devront s’appuyer sur les décaissements, les infrastructures livrées, la production, les emplois et les revenus observés. La souveraineté économique se mesure aussi à cette capacité d’exécution.

Sources et références

Consultation au 23 octobre 2026. Les numéros du texte renvoient aux documents ci-dessous. Les titres et les liens identifient les sources ; les données d’entreprise et les annonces institutionnelles sont attribuées à leurs auteurs. Les documents de programme établissent des intentions, non des résultats mesurés.

  1. OMC – Global Trade Outlook and Statistics, mise à jour d'octobre 2026, notamment tableau 1 et synthèse. Consulter le document.
  2. OMC – World Trade Report 2026, synthèse des scénarios de coopération à l'horizon 2050, septembre 2026. Consulter le document.
  3. ApexBrasil via FIEB – Bilan de la Jornada Exportadora en Angola et Afrique du Sud, 19 août 2026. Consulter le document.
  4. MDIC – Statistiques du commerce extérieur, tableau de septembre 2026, valeurs FOB arrondies. Consulter le document.
  5. Institut Brésil-Afrique – 2026 Elections: IBRAF Maps Presidential Candidates' Proposals on Africa and Brazilian Foreign Policy, septembre 2026. Consulter le document.
  6. Organisation mondiale des douanes – Practical Guide for the Implementation of the AfCFTA Rules of Origin, 2023, critères d'origine. Consulter le document.
  7. Busi Mavuso, BLSA – Brazil deal exposes SA's missing trade strategy, lettre du 30 août 2026, position patronale et chiffres bilatéraux de 2025. Consulter le document.
  8. États-Unis, texte législatif officiel – Public Law 119-103, 2 septembre 2026, section 2008, 140 STAT. 1001, p. 15 du PDF. Consulter le document.
  9. USTR – Réexamen annuel de l'éligibilité AGOA, avis du Federal Register du 30 juin 2026. Consulter le document.
  10. Ministère colombien des Relations extérieures – Présentation de la stratégie Afrique 2022-2026, 14 octobre 2022. Consulter le document.
  11. Ministère colombien des Relations extérieures – Colombia reabre su embajada en Barbados tras 23 años, 21 août 2025. Consulter le document.
  12. Secrétariat du MERCOSUR – Países, statut des États parties, accession de la Bolivie et suspension du Venezuela. Consulter le document.
  13. Conseil de l'Union européenne – EU-Mercosur agreements explained, application provisoire de l'accord commercial depuis le 1er mai 2026. Consulter le document.
  14. Siscomex, administration brésilienne – Mercosul-EFTA, dates d'entrée en vigueur par partenaire, décret 13.126 et périmètre des préférences. Consulter le document.
  15. Parlement suisse – Dossier 26.033, approbation de l'accord AELE-Mercosur et mesures agricoles pour 2028-2033. Consulter le document.
  16. Présidence du Brésil, Planalto – Décret 13.081 du 27 juillet 2026, promulgation de l'accord MERCOSUR-Singapour et entrée en vigueur externe. Consulter le document.
  17. République argentine, base normative officielle – Loi 27.819, adoptée le 26 août et publiée le 15 septembre 2026, approbation de l'accord Singapour. Consulter le document.
  18. DTIC, Afrique du Sud – Update on the AfCFTA, mars 2026, signataires, ratifications et architecture tarifaire. Consulter le document.
  19. AGRA et Secrétariat de la ZLECAf – The AfCFTA Secretariat and AGRA Seal New Partnership, 16 février 2026. Consulter le document.
  20. Agence brésilienne de coopération – Évaluation du projet Appui au développement du secteur cotonnier des pays C-4, résultats et limites du programme 2009-2013. Consulter le document.
  21. Banque africaine de développement – African Development Bank and Brazil Target Strengthening agriculture, private sector in Mali, 21 septembre 2026. Consulter le document.
  22. Banque africaine de développement – Réponse pouvant atteindre 5,1 milliards USD aux chocs de l'énergie et des engrais, 7 septembre 2026. Consulter le document.
  23. FIDA – IFAD and Côte d'Ivoire launch US$344.5 million agro-industrial project, 21 avril 2026. Consulter le document.
  24. FIDA et Banque islamique de développement – Partenariat visant jusqu'à 750 millions USD, 14 octobre 2026. Consulter le document.
  25. Africa Food Systems Forum – Programme officiel de Kigali, septembre 2026, thèmes et visites annoncés. Consulter le document.
  26. Banque africaine de développement – African Development Bank, Family Bank sign $10 million…, 12 octobre 2026, estimation du déficit de financement du commerce en 2024. Consulter le document.
  27. Présidence du Brésil, Planalto – Loi 15.506 du 16 septembre 2026, notamment définitions, registre, traçabilité et certificat volontaire. Consulter le document.
  28. MDIC – Presidente sanciona Política Nacional de Minerais Críticos e Estratégicos, 16 septembre 2026. Consulter le document.
  29. Présidence du Brésil, Planalto – Décret 13.118 du 16 septembre 2026, structure et compétences du CIMCE. Consulter le document.
  30. Ministère brésilien des Finances – Marco legal dos minerais críticos e estratégicos, 18 septembre 2026, recherche et FGAM. Consulter le document.
  31. Gouvernement du Minas Gerais – Jequitinhonha colhe resultados econômicos com o Programa Vale do Lítio, 26 septembre 2025. Consulter le document.
  32. Gouvernement du Minas Gerais – Protocole de 150 millions de reais pour Spark Energy Minerals, 17 juin 2026. Consulter le document.
  33. Viridis Mining and Minerals – Quarterly Activity Report, 30 June 2026, publié le 24 juillet, démonstration et autorisations du projet Colossus. Consulter le document.
  34. Benchmark Mineral Intelligence – Lithium industry needs the equivalent of 134 new mines by 2050, 22 octobre 2026, projection et hypothèses. Consulter le document.
  35. République argentine – Constitution nationale, articles 9, 124 et 126, ressources provinciales et douanes nationales. Consulter le document.
  36. Ministère chilien des Mines – Signature du contrat spécial d'exploitation avec Quiborax, 25 août 2026. Consulter le document.
  37. Yacimientos de Litio Bolivianos – Informe de Rendición Pública de Cuentas Inicial 2026, cadre légal et contraintes de l'entreprise. Consulter le document.
  38. MINEM, Pérou – Portefeuille de projets d'investissement minier 2026, annonce du 6 juillet 2026. Consulter le document.
  39. ARCA, Argentine – Cadre normatif du Régime d’incitations aux grands investissements, loi 27.742 et textes réglementaires. Consulter le document.
  40. Ganfeng Lithium LATAM – Première exportation de chlorure de lithium depuis General Güemes, communication du 18 février 2026. Consulter le document.
  41. SUBREI, Chili – Chile se consolida como tercer productor global de litio en 2025, 14 juillet 2026. Consulter le document.
  42. Premier Tribunal environnemental, Chili – Confirmation de la sanction administrative Albemarle, communiqué du 21 octobre 2026, dossier R-144-2025. Consulter le document.
  43. Ministère bolivien des Hydrocarbures – Contrat YLB-Hong Kong CBC de 1,03 milliard USD, 26 novembre 2024. Consulter le document.
  44. Ministère bolivien des Hydrocarbures – Contrat YLB-CBC et procédure législative, 14 février 2025. Consulter le document.
  45. FMI – Guyana, consultation au titre de l'article IV de 2025, tableau 2, croissance réelle de 2022. Consulter le document.
  46. ExxonMobil – ExxonMobil Guyana begins production at fourth offshore Guyana project, 8 août 2025. Consulter le document.
  47. ExxonMobil – Daily oil production hits 900,000 barrels in Guyana's Stabroek block, 12 novembre 2025. Consulter le document.
  48. Export-Import Bank des États-Unis – Approbation du financement Gas-to-Energy, 26 décembre 2024, centrale de 300 MW. Consulter le document.
  49. Department of Public Information, Guyana – Gas-to-Energy Project advances as government moves to meet rising power demand, 8 septembre 2026. Consulter le document.
  50. Department of Public Information, Guyana – Wales Gas-to-Energy project advancing rapidly, 14 mai 2026, objectifs de mise en service et de coût. Consulter le document.
  51. Gouvernement du Guyana – Appel préliminaire à investisseurs pour une usine d'ammoniac et d'urée à Wales, 14 avril 2026. Consulter le document.
  52. Ministère des Finances de Trinité-et-Tobago – Statistiques de production et d'exportation de GNL et LGN, annexe 9, séries par exercice. Consulter le document.
  53. Cour internationale de Justice – Sentence arbitrale du 3 octobre 1899, Guyana c. Venezuela, dossier 171, communiqué 2026/13 du 11 mai 2026. Consulter le document.
  54. Ministère brésilien de la Défense – Présentation institutionnelle de la ZOPACAS, membres, fondation et présidence d'avril 2026. Consulter le document.
  55. États membres de la ZOPACAS – Déclaration de Rio de Janeiro, réunion ministérielle des 8 et 9 avril 2026. Consulter le document.
  56. États membres de la ZOPACAS – Stratégie de coopération de Rio de Janeiro, 8 et 9 avril 2026, nature non contraignante et actions volontaires. Consulter le document.
  57. Africa24, source secondaire initiale – Africa-Brazil trade exceeds US$34 billion, 25 juillet 2026 ; l'article rapporte ce chiffre à 2024, non à 2026. Consulter le document.

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