Parmi les projets titanesques propulsés par cette vision, le futur aéroport international de la Dominique demeure la pièce maîtresse du puzzle de la connectivité. Comme rappelé par le Premier ministre Skerrit, l’ouvrage doté d’une piste de 2 850 mètres, capable d’accueillir des aéronefs gros porteurs en vol direct depuis l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie, doit être achevé et mis en service d’ici fin 2026.

Historiquement, le transit aéroportuaire caribéen obligeait les insulaires et les touristes à passer par des « hubs » régionaux ou des territoires d’outre-mer sous juridiction européenne ou américaine (comme Porto Rico, Saint-Martin, ou la Guadeloupe/Martinique), perpétuant une fragmentation imposée par les puissances impériales et rendant l’économie locale vulnérable aux monopoles des compagnies régionales. Avec une injection de plus de quarante millions de dollars déjà observée dans le dynamisme local des villages de Wesley et Woodford Hill, cet aéroport est le cordon ombilical qui liera la Dominique directement au monde. Les vols directs d’American Airlines instaurés ces dernières années ont prouvé la viabilité du modèle.

Cette connectivité est vitale pour la nouvelle stratégie de repeuplement. Skerrit affiche ouvertement l’ambition de rapatrier la main-d’œuvre qualifiée de la diaspora (actuellement dispersée à Antigua, St. Maarten ou Anguilla) vers des emplois bien rémunérés au pays, inversant la fuite des cerveaux (brain drain) causée par le sous-développement colonial.

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