En République de Guinée, la transition s’oriente vers la rationalisation scientifique de l’appareil d’État. Le 10 juin 2026, la Primature, dirigée par Amadou Oury Bah, a lancé officiellement le programme ELITE, un dispositif novateur d’évaluation des politiques publiques visant à ancrer “la culture du résultat” dans la matrice administrative. Conçu pour optimiser le suivi et le pilotage des projets de développement, ce programme entend pallier le déficit chronique d’exécution qui a historiquement grevé le pays.
Cette démarche s’est doublée d’un renforcement des partenariats internationaux non-gouvernementaux : le 15 juin, le Premier ministre a tenu une séance de travail avec l’UNICEF pour consolider la gouvernance administrative locale. Sur le plan du Soft Power religieux, Conakry a accueilli du 8 au 15 juin le 12ème Congrès de l’Union Régionale des Prêtres d’Afrique de l’Ouest (URPAO), rassemblant 15 pays pour consolider le tissu social sous-régional.
En instaurant des indicateurs de performance étatiques stricts avant le retour définitif à l’ordre constitutionnel, la transition guinéenne tente d’insérer des verrous d’incorruptibilité dans l’ADN administratif, modifiant structurellement la relation entre le citoyen, l’État et la rente minière.

