Le 28 septembre 2023, Kémi Séba transforme la mémoire du combat de Djibo Bakary en soutien au CNSP et en réquisitoire contre les sanctions de la CEDEAO. Leur coût humain demeure impossible à chiffrer précisément, mais les mécanismes d’aggravation de la crise sont documentés.

Situation juridique au 8 septembre 2026

Aucune information publique fiable consultée ne confirme la libération de Kémi Séba. La dernière donnée recoupée indique que l’audience prévue le 11 août 2026 en Afrique du Sud, portant notamment sur la demande d’extradition formulée par le Bénin, a été renvoyée au 23 septembre 2026 en raison d’une coupure d’électricité ayant empêché sa comparution.

Kémi Séba, son fils et un troisième prévenu demeurent détenus. Les poursuites engagées en Afrique du Sud et la procédure d’extradition demandée par le Bénin relèvent de cadres judiciaires distincts. Les accusations rapportées ne constituent pas des condamnations définitives. Anadolu, 12 août 2026

Ce rappel établit la situation actuelle sans projeter rétroactivement les accusations de 2026 sur les événements de septembre 2023.

De Saint-Pétersbourg à Niamey

Le 25 septembre 2023, Kémi Séba arrive à Niamey. Deux mois plus tôt, il se trouvait à Saint-Pétersbourg, en marge du deuxième Sommet Russie–Afrique, où il avait replacé le franc CFA et la souveraineté monétaire au centre de son discours.

Au Niger, la question n’est plus seulement monétaire. Le pays est entré dans une confrontation politique, économique et diplomatique ouverte depuis le renversement du président Mohamed Bazoum, le 26 juillet, par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.

L’arrivée de Kémi Séba intervient au lendemain de l’annonce, par Emmanuel Macron, du retrait de l’ambassadeur français et des quelque 1 500 militaires alors présents au Niger. Cette décision est présentée à Niamey comme une victoire obtenue après plusieurs semaines de mobilisation populaire contre la présence française.

À son arrivée, Kémi Séba estime que Paris cherche encore à gagner du temps et réclame un départ rapide des troupes. Il annonce surtout sa participation au meeting du 28 septembre organisé en soutien au peuple nigérien et au CNSP. L’Agence nigérienne de presse présente explicitement cette mobilisation comme une commémoration du « non » défendu en 1958 par Sékou Touré et Djibo Bakary. Agence nigérienne de presse, 25 septembre 2023

Cette présence prolonge la diplomatie militante observée à Saint-Pétersbourg. Kémi Séba ne représente toujours aucun gouvernement. Mais sa capacité de mobilisation et l’écho de ses campagnes lui confèrent une légitimité politique distincte d’un mandat institutionnel.

Le « non » de Djibo Bakary réactivé

La date du 28 septembre n’est pas choisie au hasard. Soixante-cinq ans plus tôt, les territoires africains placés sous domination française devaient se prononcer sur la Constitution de la Ve République et leur entrée dans la Communauté française proposée par le général de Gaulle.

En Guinée, le « non » conduit par Sékou Touré l’emporte et ouvre la voie à l’indépendance immédiate. Au Niger, Djibo Bakary et le mouvement Sawaba défendent également le refus, mais le résultat officiel donne la victoire au « oui ».

La mémoire militante ne doit donc pas conduire à écrire que le Niger aurait officiellement voté contre le projet gaullien. Le fait historique réside dans l’existence d’un puissant courant nigérien favorable à l’indépendance immédiate, conduit par Djibo Bakary, puis marginalisé après le référendum. Les travaux consacrés à cette séquence montrent que le Niger fut, après la Guinée, le territoire où le « non » obtint sa proportion la plus importante. Klaas van Walraven, The Journal of African History

En septembre 2023, Kémi Séba et les organisateurs du meeting ne commémorent donc pas une victoire électorale nigérienne. Ils réactivent une filiation politique : celle du refus porté par Djibo Bakary face à une architecture institutionnelle conçue depuis Paris.

Le parallèle comporte néanmoins une limite. En 1958, le choix concernait formellement le maintien dans la Communauté française ou l’indépendance immédiate. En 2023, il porte sur la présence militaire française, les sanctions régionales, la transition dirigée par le CNSP et la définition contemporaine de la souveraineté. La continuité est politique et mémorielle ; les deux situations ne sont pas juridiquement identiques.

Une mobilisation en soutien au CNSP

Le 28 septembre, Kémi Séba s’adresse à plusieurs milliers de personnes réunies près de la base militaire française, à la place de la Résistance de Niamey. Il appelle les dirigeants africains à agir collectivement et affirme que la puissance de l’impérialisme dépend d’abord des relais qu’il conserve à l’intérieur du continent.

Son soutien au CNSP est explicite. Sur les canaux d’Urgences panafricanistes, il présente le général Tiani et les autorités de transition comme des partenaires dans la destruction de la Françafrique. Son organisation annonce qu’il a été reçu par le chef de l’État, des membres du CNSP, son porte-parole Amadou Abdramane et le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine. Une rencontre avec ce dernier est également rapportée le 30 septembre.

Cette proximité ne permet pas d’attribuer à Kémi Séba un rôle dans la prise de pouvoir du 26 juillet. Aucun élément vérifié ne démontre qu’il ait participé à la préparation du renversement de Mohamed Bazoum. Son rôle documenté commence après l’événement : il soutient politiquement la rupture et contribue à lui donner une traduction panafricaine.

La distinction est essentielle. Une influence militante peut renforcer la légitimité sociale d’un pouvoir sans établir une responsabilité dans son installation. Elle peut aussi dépasser le cadre nigérien : en se présentant comme Béninois venu soutenir le Niger, Kémi Séba oppose la solidarité des peuples aux décisions prises par les gouvernements de la CEDEAO.

La CEDEAO entre légalité régionale et punition collective

Le 30 juillet 2023, la CEDEAO exige le rétablissement de Mohamed Bazoum et accorde un délai d’une semaine au CNSP. Elle annonce que les mesures envisagées peuvent inclure l’emploi de la force.

Elle ordonne simultanément la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre le Niger et ses membres, la suspension des transactions commerciales et financières, le gel des avoirs publics nigériens et l’interruption des services, y compris les fournitures d’électricité. Communiqué de la CEDEAO du 30 juillet 2023

Ces décisions disposent d’un fondement politique et normatif propre à l’organisation : la doctrine de tolérance zéro envers les changements anticonstitutionnels de gouvernement. Leur concomitance avec la position française démontre une convergence entre Paris, plusieurs gouvernements régionaux et la CEDEAO. Elle ne suffit pas, à elle seule, à prouver que la France dictait les décisions de l’organisation.

Mais l’existence d’une base institutionnelle ne neutralise pas la question des conséquences. L’Union africaine a soutenu les mesures décidées par la CEDEAO tout en demandant qu’elles soient appliquées progressivement et que leurs effets disproportionnés sur la population nigérienne soient réduits. Cette réserve reconnaissait donc, dès août 2023, que la pression exercée sur les autorités pouvait frapper les habitants ordinaires. Union africaine, 14 août 2023

Le 24 février 2024, après près de sept mois de blocus, la CEDEAO lève l’essentiel des mesures économiques, commerciales et frontalières. Son président de Commission explique alors que cette décision est prise pour des motifs humanitaires afin d’alléger les souffrances provoquées par la situation.

Des conséquences sanitaires documentées, des décès non comptabilisés

Au meeting de Niamey, Kémi Séba déclare que les sanctions imposées à un pays déjà vulnérable sont « pires qu’un crime contre l’humanité ». La formule relève d’un réquisitoire politique. Aucun tribunal n’a établi cette qualification et les éléments constitutifs d’un crime contre l’humanité ne sont pas démontrés par les données disponibles.

Cette réserve juridique ne doit cependant pas devenir un moyen d’effacer les conséquences matérielles du blocus.

L’UNICEF estimait qu’en 2024, 4,3 millions de personnes, dont 2,4 millions d’enfants, auraient besoin d’une assistance humanitaire. Ce chiffre ne correspond pas aux seules victimes de l’insécurité alimentaire. L’organisme recensait plus de 2,3 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire et environ 436 000 enfants âgés de 6 à 59 mois nécessitant un traitement contre la malnutrition aiguë sévère.

L’UNICEF établissait également que les sanctions politiques et économiques avaient aggravé une crise préexistante : les restrictions bancaires et commerciales avaient favorisé l’augmentation du prix des produits essentiels et réduit la capacité des familles à couvrir leurs besoins. UNICEF, appel humanitaire pour 2024

À la mi-2024, le secteur nutritionnel projetait que 1,9 million d’enfants seraient confrontés à la malnutrition aiguë, dont environ 436 000 sous sa forme sévère. Des ruptures de produits alimentaires et nutritionnels avaient interrompu certains services communautaires et sanitaires. Le nombre d’enfants hospitalisés pour malnutrition aiguë sévère avait augmenté de 53 % par rapport à la même période de 2023. UNICEF, bilan de mi-année 2024

Les coupures électriques ont aussi menacé la chaîne du froid indispensable aux vaccins, augmenté la dépendance des établissements sanitaires aux groupes électrogènes et renchéri le fonctionnement des services de santé. La fermeture des frontières et l’allongement des itinéraires ont compliqué l’entrée des médicaments, des aliments thérapeutiques et du matériel humanitaire.

Ces données établissent des facteurs de risque mortel. Elles ne fournissent cependant pas un nombre de décès directement attribuables à la CEDEAO.

La surmortalité rendue invisible par les registres

La difficulté ne provient pas seulement de la pluralité des causes. Elle tient également à la faiblesse historique du système nigérien d’enregistrement des décès.

L’Organisation mondiale de la santé indique que les données de mortalité issues de l’état civil nigérien sont indisponibles ou inutilisables en raison de problèmes de qualité. Les estimations nationales de causes de décès reposent donc sur plusieurs sources et sur des modélisations qui peuvent guider les priorités sanitaires, mais qui sont insuffisantes pour évaluer précisément une politique publique. OMS, profil sanitaire du Niger

Plus de quatre Nigériens sur cinq vivent en zone rurale. Une partie importante des décès survient hors des établissements de santé et peut ne pas être accompagnée d’un certificat médical ni remonter rapidement dans les registres administratifs. Les données de Niamey et des principaux hôpitaux ne sauraient donc représenter seules l’ensemble du territoire.

Les registres hospitaliers pourraient néanmoins révéler certaines ruptures. Une étude pourrait rechercher une variation de la mortalité néonatale pendant les coupures électriques, examiner les décès survenus lors de pénuries médicamenteuses ou comparer les admissions pour malnutrition aiguë sévère. Mais ces pistes de recherche ne doivent pas être transformées en faits déjà démontrés. Elles ne couvriraient pas davantage les personnes décédées à domicile ou celles qui n’ont jamais pu atteindre un centre de soins.

Dans un système disposant de registres exhaustifs, la surmortalité serait estimée en comparant la mortalité observée pendant la crise à celle qui aurait probablement été enregistrée en son absence. Ce calcul ne consiste pas simplement à attribuer aux sanctions toute différence avec la moyenne des années 2018-2022. Le scénario de référence devrait intégrer la croissance démographique, les variations saisonnières, les épidémies, les déplacements, les violences armées et les événements climatiques.

Faute de données administratives suffisamment robustes, une évaluation crédible nécessiterait une enquête rétrospective menée auprès d’un échantillon représentatif de ménages. Elle pourrait être accompagnée d’autopsies verbales, de relevés hospitaliers, de données nutritionnelles et pharmaceutiques ainsi que de comparaisons territoriales selon l’exposition au blocage frontalier et aux coupures électriques.

Une telle enquête fournirait une estimation, non un comptage nominatif. Elle mesurerait d’abord la surmortalité associée à l’ensemble de la crise de 2023-2024. Isoler la part exclusive des sanctions resterait difficile, car celles-ci se sont superposées aux attaques de groupes armés, à la pauvreté chronique, aux déplacements de population, aux épidémies et aux chocs climatiques.

Le silence des registres ne peut donc servir à innocenter les sanctions. Il interdit seulement d’inventer un bilan précis. La conclusion la plus solide est celle d’un accélérateur documenté de la crise humanitaire, dont le coût mortel demeure vraisemblable mais non quantifié.

Un pays en guerre peut-il choisir ses propres règles ?

Le Niger affronte des groupes armés dans plusieurs régions et se trouvait, en septembre 2023, sous la menace déclarée d’une intervention militaire régionale. Dans ce contexte, exiger qu’il reproduise mécaniquement les modèles institutionnels définis par les puissances occidentales reviendrait à nier sa capacité de choisir sa propre organisation politique.

Le débat ne peut donc se limiter à opposer un pouvoir militaire automatiquement illégitime à un ordre électoral automatiquement souverain. Les élections africaines peuvent être capturées, manipulées ou dépendantes de rapports de force extérieurs. Inversement, une rupture militaire soutenue par une partie de la population ne devient pas, par cette seule adhésion, l’expression définitive de la volonté populaire.

L’état de guerre peut justifier des mesures exceptionnelles nécessaires et proportionnées. Il ne supprime pas la responsabilité des autorités envers la population. Cette exigence ne relève pas d’une injonction occidentale : elle protège la rupture souveraine contre sa confiscation durable par un nouvel appareil d’État.

Les puissances occidentales appliquent elles-mêmes leurs principes de manière sélective. L’Union européenne a suspendu la diffusion de RT et Sputnik après l’intervention russe en Ukraine. Dans plusieurs pays, des mobilisations propalestiniennes ont subi des restrictions, une surveillance renforcée ou des assimilations contestées au soutien d’organisations terroristes. Ces faits ne permettent pas d’affirmer que toute analyse dissidente sur l’Ukraine serait interdite ni que tout soutien à la Palestine serait criminalisé. Ils montrent toutefois que le pluralisme présenté comme universel se rétrécit lorsque les intérêts stratégiques occidentaux sont directement engagés.

Le Niger n’a pas à adopter les doubles standards de ceux qui prétendent lui dicter sa conduite. Mais leur incohérence ne lui impose pas de reproduire leurs violations. La souveraineté consiste précisément à définir ses institutions, à protéger sa population et à juger toutes les puissances selon une même exigence, depuis un centre de décision africain.

Une légitimité militante confrontée à l’exercice du pouvoir

En septembre 2023, Kémi Séba ne dispose d’aucune délégation officielle lui permettant de parler juridiquement au nom du Niger ou du continent. Cette absence de mandat étatique ne signifie pas qu’il serait dépourvu de légitimité politique.

Sa légitimité provient de ses années de mobilisation, de sa campagne contre le franc CFA, de ses expulsions, de ses arrestations et de la reconnaissance que lui accorde une partie de la jeunesse africaine. Elle dépasse les frontières nationales sans devenir universelle. Elle peut être forte, populaire et contestée à la fois.

À Niamey, cette légitimité rencontre un pouvoir issu d’une rupture militaire. Kémi Séba choisit de le soutenir parce qu’il y voit une étape de la décolonisation politique et militaire. Ce soutien est cohérent avec son parcours. Il l’expose aussi à une question nouvelle : comment distinguer durablement une révolution souveraine d’une simple substitution d’élites ?

La réponse ne peut venir ni de Paris, ni de Bruxelles, ni de Washington, ni de Moscou. Elle dépend de la capacité des autorités nigériennes à transformer la rupture en sécurité, en institutions, en maîtrise économique et en amélioration concrète des conditions de vie.

Conclusion

Le 28 septembre 2023, Kémi Séba utilise la mémoire du « non » de Djibo Bakary pour inscrire le CNSP dans une histoire longue de résistance à la domination française. Le parallèle est politiquement puissant, même si le Niger n’avait pas officiellement rejeté la Communauté française en 1958.

Son soutien aux autorités de transition est assumé. Il ne prouve aucune participation au renversement de Mohamed Bazoum. Sa dénonciation des sanctions repose sur une réalité matérielle : le blocage commercial, financier et énergétique a aggravé une crise déjà alimentée par l’insécurité, la pauvreté, les déplacements et les aléas climatiques.

Aucun bilan scientifique ne permet encore de compter les morts imputables aux décisions de la CEDEAO. La faiblesse des registres nigériens empêche une mesure directe de la surmortalité, tandis que l’enchevêtrement des causes rendrait toute attribution exclusive difficile. Mais l’absence de chiffre ne signifie pas absence de victimes. Les mécanismes d’aggravation du risque — hausse des prix, ruptures nutritionnelles, pénuries médicales, coupures électriques et obstacles à l’aide — sont documentés.

La qualification de crime contre l’humanité demeure juridiquement non établie. La gravité humanitaire des sanctions, elle, ne peut plus être réduite à une simple affirmation militante.

À Niamey, Kémi Séba ne commémore donc pas seulement un refus ancien. Il pose une question toujours ouverte : une institution régionale peut-elle prétendre défendre les peuples africains lorsqu’elle emploie contre eux des moyens susceptibles de compromettre leur alimentation, leur santé et leur survie ?

L’histoire ne ment pas. Elle éclaire. À demain pour une nouvelle chronique.


Sources principales de la chronique n°35

SourceÉléments établis
Agence nigérienne de presse, 25 septembre 2023Arrivée de Kémi Séba à Niamey, soutien annoncé au Niger et commémoration du référendum du 28 septembre 1958.
Le360 Afrique, 29 septembre 2023Meeting du 28 septembre, mobilisation de plusieurs milliers de personnes et déclarations de Kémi Séba sur le CNSP et les sanctions.
Africanews–AFP, 26 septembre 2023Contexte de son déplacement, soutien aux autorités militaires et propos contre les sanctions de la CEDEAO.
Urgences panafricanistesVersion du mouvement concernant les rencontres avec le général Tiani, le CNSP et le Premier ministre. Source directe, mais militante.
CEDEAO — communiqué du 30 juillet 2023Liste officielle des sanctions : fermeture des frontières, suspension des transactions, gel des avoirs et interruption des services, notamment énergétiques.
CEDEAO — communiqué du 10 août 2023Maintien des sanctions et décision d’activer puis de déployer la force en attente de la CEDEAO.
Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, 14 août 2023Approbation des sanctions, accompagnée d’une demande d’application progressive afin d’en limiter les effets disproportionnés sur la population.
CEDEAO — communiqué du 24 février 2024, copie ReliefWebLevée d’une grande partie des sanctions avec effet immédiat, notamment pour des considérations humanitaires.
UNICEF — Niger, mise à jour du 29 septembre 2023Produits nutritionnels immobilisés au Bénin, difficultés d’approvisionnement, coupures électriques et besoins sanitaires.
UNICEF — Action humanitaire pour les enfants, 20244,3 millions de personnes ayant besoin d’assistance, dont 2,4 millions d’enfants ; 2,3 millions de personnes en insécurité alimentaire ; 436 348 enfants nécessitant un traitement contre l’émaciation sévère. Le rapport indique que les sanctions ont aggravé la situation.
UNICEF — Rapport humanitaire semestriel 20241,9 million d’enfants exposés à la malnutrition aiguë, ruptures d’intrants et hausse de 53 % des hospitalisations d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère.
OMS — Profil sanitaire du NigerL’OMS précise que les données d’enregistrement des décès sont indisponibles ou inutilisables en raison de problèmes de qualité.
OMS–London School of Hygiene and Tropical Medicine — estimation de la mortalité en situation de criseMéthodes d’estimation : enquêtes rétrospectives auprès des ménages, surveillance communautaire, autopsies verbales et modélisation de la surmortalité.
Banque mondiale — population rurale du NigerDonnées démographiques expliquant notamment les difficultés d’enregistrement exhaustif des décès.
Klaas van Walraven, The Journal of African HistoryCampagne de Djibo Bakary et du Sawaba pour le « non » en 1958, contexte colonial et victoire officielle du « oui » au Niger.
Anadolu, 12 août 2026Situation judiciaire de Kémi Séba en Afrique du Sud à la date de rédaction. Les accusations rapportées ne constituent pas des condamnations.

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