Depuis Port-Vila, aucun grand tournant africain n’a été officiellement proclamé. Aucun accord interparlementaire durable avec un État du continent n’a été rendu public. Aucun groupe d’amitié Vanuatu–Afrique, aucun budget commun et aucune feuille de route bilatérale n’ont pu être identifiés. Pourtant, derrière cette absence institutionnelle se dessine une réalité plus profonde : depuis 2025, le Parlement de Vanuatu réorganise méthodiquement sa présence internationale, tandis que le pays construit avec plusieurs États africains une coalition climatique dont la portée dépasse déjà les discours protocolaires.

Le véritable sujet n’est donc pas le message officiel, non authentifié, que Port-Vila aurait adressé à la 32e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, réunie à Dakar en mai 2026. Il réside dans le décalage entre des convergences diplomatiques bien réelles et leur faible traduction parlementaire.

Entre l’Afrique et Vanuatu, les piliers existent. Le pont, lui, reste à bâtir.

Port-Vila réarme sa diplomatie parlementaire

Le 12 mars 2025, un mois après l’entrée en fonction de Stephen Dorrick Felix à la présidence du Parlement, l’institution vanuataise a désigné cinq députés chargés de représenter le pays auprès de ses principaux réseaux interparlementaires.

Matai Manaika Kaltabang a reçu la responsabilité des relations avec l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, l’OEACP. Marie Louise Paulette Milne a été nommée représentante auprès de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Tomker Netvunei a été affecté à l’Association parlementaire du Commonwealth, Fred Lui Samuel à l’Union interparlementaire et John Salong aux accords de jumelage et aux partenariats directs entre parlements. Tous doivent rendre compte au bureau du président.

La décision dépasse une simple répartition protocolaire. Le Parlement explique que ces représentants doivent défendre les intérêts nationaux, participer aux réunions internationales, développer les échanges de pratiques et négocier des projets susceptibles de renforcer l’institution.

Cette architecture révèle une stratégie : un petit État insulaire, disposant de moyens diplomatiques et administratifs limités, cherche à multiplier ses points d’accès aux enceintes internationales. Chaque député devient le relais d’un réseau distinct, capable d’apporter de la visibilité, de la formation, des partenariats techniques ou des soutiens politiques.

La réforme s’inscrit dans une entreprise plus large de remise en ordre institutionnelle. À son arrivée à la présidence du Parlement, le 11 février 2025, Stephen Felix a placé la restauration de l’intégrité, de l’éthique professionnelle et du fonctionnement du secrétariat parmi ses priorités. Quelques semaines plus tard, une mission du programme néo-zélandais Tai a Kiwa a conduit une évaluation des besoins du Parlement, en rencontrant le greffier, les responsables des services et le nouveau président.

La diplomatie parlementaire vanuataise n’est donc pas une politique extérieure autonome déjà achevée. Elle constitue l’un des instruments d’une institution qui cherche encore à renforcer ses capacités humaines, techniques et organisationnelles.

Le retour par le Pacifique, pas par l’Afrique

La première concrétisation visible de ce réengagement s’est produite dans l’environnement régional immédiat de Vanuatu.

Du 6 au 8 juin 2025, Stephen Felix a conduit une délégation à la XIe Assemblée régionale Asie-Pacifique de l’APF, organisée à Nouméa. L’APF a présenté cette présence comme la toute première participation de la section vanuataise à une assemblée régionale et comme la manifestation d’une volonté de réinsérer le pays dans la Francophonie institutionnelle.

Cette précision est essentielle. Vanuatu appartient à la région Asie-Pacifique de l’APF, aux côtés notamment du Cambodge, du Laos, du Vietnam, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, de Wallis-et-Futuna et de Pondichéry. Les assemblées régionales ont vocation à traiter les priorités de leur propre espace géographique.

L’ouverture parlementaire documentée de Port-Vila reste donc, pour l’heure, principalement tournée vers le Pacifique. Elle s’appuie sur la Nouvelle-Zélande, l’Australie, les institutions régionales océaniennes et la branche Asie-Pacifique de la Francophonie.

L’Afrique n’apparaît dans aucun document public consulté comme une priorité autonome du président Stephen Felix ou de la section vanuataise de l’APF. Aucun pays africain n’est désigné comme partenaire parlementaire privilégié. Aucun calendrier de rencontres bilatérales n’a été publié.

La 32e Assemblée régionale Afrique de l’APF, tenue à Dakar du 18 au 20 mai 2026 selon les autorités sénégalaises, réunissait les présidents de chambres parlementaires de l’espace francophone africain. Les communications publiques disponibles ne mentionnent ni délégation vanuataise, ni intervention de Marie Louise Milne, ni contribution officiellement attribuée au Parlement de Vanuatu.

Dakar ne peut donc pas être présenté comme le point de départ établi d’un axe Afrique–Vanuatu. Il constitue plutôt le révélateur d’une possibilité encore sans traduction publique.

L’OEACP, le canal africain le plus concret

La présence de l’Afrique dans la stratégie vanuataise passe d’abord par l’OEACP.

La nomination de Matai Manaika Kaltabang auprès de cette organisation installe un représentant du Parlement de Vanuatu dans une architecture historiquement commune aux États africains, caribéens et pacifiques. Mais cette fonction ne constitue pas, en elle-même, un mandat africain : Kaltabang représente son Parlement auprès de l’ensemble de l’organisation.

Depuis l’accord de Samoa, signé en novembre 2023 et appliqué provisoirement depuis janvier 2024, cette architecture s’est même davantage régionalisée. Trois assemblées parlementaires distinctes ont été créées : Afrique–Union européenne, Caraïbes–Union européenne et Pacifique–Union européenne. Vanuatu relève de cette dernière. Les parlementaires des trois espaces se retrouvent ensuite dans une Assemblée parlementaire paritaire commune OEACP–UE, réunie en principe une fois par an.

Ce système offre bien un lieu de rencontre entre élus africains et pacifiques. Mais il produit d’abord des relations verticales entre chaque région et l’Union européenne. Le dialogue direct Afrique–Pacifique y demeure enchâssé dans une institution copilotée avec Bruxelles.

L’OEACP est donc simultanément une passerelle et une limite. Elle réunit les acteurs susceptibles de construire un partenariat Sud-Sud, mais elle reste fortement structurée par l’histoire et les priorités de la relation avec l’Europe.

Un terrain déjà balisé par l’histoire

Le pont parlementaire Afrique–Vanuatu ne partirait pas de rien.

Du 17 au 19 avril 2000, l’APF a organisé à Port-Vila un séminaire consacré à la démocratie et à la bonne gouvernance au bénéfice des 52 parlementaires vanuatais francophones et anglophones. Parmi les intervenants figurait Georges Guédou, député béninois, venu présenter l’expérience de son Parlement. Les échanges avaient débouché sur une comparaison entre les pratiques législatives du Bénin et celles de Vanuatu ainsi que sur des propositions de coopération.

En février 2006, un second séminaire de l’APF a été organisé à Port-Vila sur le rôle des parlements dans les relations internationales et la mondialisation.

Ces précédents interdisent de parler d’un rapprochement totalement inédit. Des contacts ont déjà eu lieu, des expériences africaines ont déjà été présentées au Parlement vanuatais et des propositions d’échanges ont déjà été formulées.

Mais ces initiatives sont restées ponctuelles. Elles n’ont pas donné naissance, dans les sources publiques disponibles, à une institution permanente, à un secrétariat commun ou à un programme Afrique–Vanuatu suivi dans le temps.

Le pont existe donc sous la forme de vestiges, de rencontres et de réseaux multilatéraux. Il n’existe pas encore comme politique parlementaire consolidée.

Le climat a déjà uni ce que les parlements séparent encore

La coopération la plus substantielle entre Vanuatu et plusieurs États africains ne s’est pas construite dans une assemblée parlementaire. Elle s’est formée autour du droit international du climat.

Vanuatu a dirigé le groupe d’États qui a porté devant l’Assemblée générale des Nations unies la demande d’avis consultatif adressée à la Cour internationale de Justice sur les obligations des États face au changement climatique. Ce groupe central comprenait notamment l’Angola, le Maroc, le Mozambique, la Sierra Leone et l’Ouganda.

La Sierra Leone a publiquement déclaré devant la Cour avoir rejoint le groupe conduit par Vanuatu en raison de la vulnérabilité particulière du continent africain. La Zambie a salué le rôle moteur de Port-Vila et rappelé que seize États africains avaient participé à la procédure par des observations ou des interventions.

Les positions africaines n’étaient pas marginales. L’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Kenya, le Malawi, la Namibie, la République démocratique du Congo, le Sénégal, les Seychelles, la Sierra Leone, les Comores et la Zambie figuraient parmi les États africains engagés dans les audiences ou les écritures.

La convergence s’est prolongée en 2026. Une résolution de l’Assemblée générale relative à l’avis de la Cour, coparrainée par Vanuatu, comptait parmi ses auteurs initiaux le Burkina Faso, Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Kenya, le Malawi, Maurice, les Seychelles, la Sierra Leone et la Zambie. Le Botswana, le Congo, la Guinée-Bissau, le Mali, le Maroc, le Niger, São Tomé-et-Príncipe et le Soudan du Sud ont ensuite rejoint les parrains. Le texte a été adopté le 20 mai 2026 par 141 voix contre 8, avec 28 abstentions.

Il ne s’agit plus ici d’une solidarité abstraite entre pays du Sud. Il s’agit d’une coalition juridique et diplomatique capable de négocier un texte, de rassembler des soutiens et de porter une question devant la plus haute juridiction internationale.

Le paradoxe est manifeste : Vanuatu coopère déjà avec des États africains sur l’un des dossiers les plus structurants du siècle, mais cette coalition n’a pas encore produit son équivalent parlementaire.

Des partenaires africains se détachent déjà

Tous les États africains n’offrent pas les mêmes perspectives.

La Sierra Leone apparaît comme l’un des partenaires les plus crédibles. Elle a participé au noyau diplomatique conduit par Vanuatu et a publiquement revendiqué cette alliance devant la CIJ. Une coopération parlementaire pourrait prolonger ce travail sur la responsabilité climatique, les pertes et préjudices ou les droits des populations côtières.

La Zambie, elle aussi engagée dans la procédure, offre un autre terrain de dialogue : celui de l’articulation entre justice climatique, extraction minière, transition énergétique et souveraineté sur les ressources.

Les partenaires les plus naturels demeurent toutefois les États insulaires africains. Cabo Verde, les Comores, Maurice, São Tomé-et-Príncipe et les Seychelles appartiennent, comme Vanuatu, à l’Alliance des petits États insulaires. Ils partagent des enjeux liés aux espaces maritimes, à la pêche, à l’érosion côtière, aux catastrophes, au financement de l’adaptation et à la protection des zones économiques exclusives.

Ces pays pourraient constituer le premier cercle réaliste d’une coopération parlementaire Afrique–Vanuatu. Leur taille, leur vulnérabilité et leur expérience de la diplomatie insulaire rendent possible une relation moins déséquilibrée qu’un dialogue abstrait entre Port-Vila et l’ensemble du continent.

Le Parlement panafricain pourrait, à terme, offrir un relais politique plus large. Mais aucune initiative directe avec le Parlement de Vanuatu n’a encore été identifiée.

Derrière la solidarité, des intérêts bien compris

Une alliance Sud-Sud ne doit pas être idéalisée. Elle repose aussi sur des intérêts matériels.

Pour Vanuatu, les États africains représentent un nombre considérable de voix dans les organisations internationales. Leur soutien peut renforcer les campagnes sur la justice climatique, les océans, la responsabilité des grands émetteurs et la protection juridique des États menacés par la montée du niveau marin.

Les réseaux parlementaires peuvent également apporter au Parlement ni-Vanuatu des formations, des outils numériques, des échanges de personnel et des financements de projets. La décision de mars 2025 indique explicitement que les représentants internationaux ont vocation à négocier des projets susceptibles de soutenir l’institution.

Pour les pays africains, Vanuatu apporte autre chose qu’une expertise insulaire. Port-Vila a démontré une capacité rare à transformer la vulnérabilité climatique en initiative juridique mondiale. Cette expérience intéresse directement des États africains qui contribuent peu aux émissions historiques, mais subissent déjà des dégâts économiques et humains considérables.

L’Afrique ne doit cependant pas être réduite au rôle de réservoir de voix venant renforcer une campagne conçue ailleurs. Une coopération équilibrée devrait intégrer les priorités africaines : dette climatique, transformation locale des minerais, protection des ressources halieutiques, souveraineté maritime, réparations, accès aux financements et contrôle parlementaire des accords extractifs.

À ce stade, aucun investissement bilatéral majeur, programme économique commun ou flux commercial structurant entre Vanuatu et un pays africain n’a été identifié. Le partenariat reste essentiellement politique, juridique, climatique et multilatéral.

Paris et Bruxelles, intermédiaires incontournables mais non neutres

La construction de ce pont pose une question délicate : peut-on parler de coopération Sud-Sud lorsque les principales infrastructures de rencontre sont financées ou organisées depuis l’Europe ?

La France occupe une position centrale dans l’écosystème francophone. Elle est le premier bailleur de quatre grandes institutions spécialisées de la Francophonie, dont l’APF, auxquelles elle apporte en moyenne environ 28 millions d’euros par an au total. Une évaluation officielle recommande même de renforcer les synergies entre ces institutions et le réseau diplomatique français.

Paris finance par ailleurs au Vanuatu des projets universitaires, scientifiques, francophones et commerciaux, notamment par l’intermédiaire de l’Agence française de développement et du Fonds Pacifique.

Cette capacité fait de la France un facilitateur potentiel. Elle dispose des financements, des réseaux linguistiques et des relais institutionnels susceptibles de rapprocher des élus africains et pacifiques.

Mais Paris n’est pas un arbitre désintéressé. La France poursuit ses propres objectifs d’influence dans le Pacifique et entretient avec Vanuatu un différend territorial non résolu sur les îlots Matthew et Hunter. Lors d’un entretien tenu le 30 juin 2026, le ministre français des Affaires étrangères a réaffirmé la revendication de souveraineté française sur ces îles, tout en proposant d’approfondir la coopération économique, sécuritaire et francophone.

L’Union européenne exerce une influence comparable par l’intermédiaire de l’accord de Samoa, des programmes de développement et des accords commerciaux. Elle demeure un bailleur et un partenaire économique majeur de Vanuatu, auquel elle propose un accès renforcé au marché européen par l’accord de partenariat économique UE–Pacifique.

Le risque est clair : un dialogue présenté comme Afrique–Pacifique pourrait rester dépendant des agendas, des financements et des mécanismes de contrôle européens.

L’institutionnalisation du pont suppose donc une autonomie minimale : capacité à fixer les thèmes, à financer une partie des activités et à évaluer les résultats sans passer exclusivement par Paris ou Bruxelles.

Un Parlement capable d’amorcer, pas encore de déployer

Le Parlement de Vanuatu compte 52 membres. Depuis 2025, il multiplie les signes de professionnalisation : répartition des représentations internationales, programme de renforcement des capacités avec la Nouvelle-Zélande, soutien de l’Union interparlementaire à des projets numériques et réintégration active dans la région Asie-Pacifique de l’APF.

Mais l’évaluation conduite par Tai a Kiwa montre aussi qu’un travail de consolidation institutionnelle demeure nécessaire. Les besoins concernent les services du greffe, l’administration, les compétences du personnel et l’efficacité générale de l’institution.

Vanuatu paraît donc en mesure de lancer une coopération ciblée avec un ou deux partenaires africains. Il paraît moins armé, sans appui extérieur, pour entretenir immédiatement un vaste réseau continental, multiplier les déplacements, produire des études conjointes et assurer le suivi d’accords complexes.

Le modèle le plus réaliste ne serait pas une grande structure bureaucratique. Il pourrait commencer par un groupe de contact associant Vanuatu et quelques États insulaires africains, un programme de travail consacré au climat et aux océans, puis une résolution commune portée dans l’APF ou l’OEACP.

Transformer la coalition en institution

Les fondations politiques existent déjà. Vanuatu et plusieurs pays africains ont négocié ensemble, coparrainé des résolutions et défendu devant la CIJ une conception exigeante de la justice climatique. Ils partagent des enjeux de vulnérabilité, de souveraineté maritime et d’inégalité face aux conséquences d’un modèle industriel qu’ils n’ont pas construit.

Ce qui manque n’est donc pas la convergence. C’est son organisation.

Un véritable pont parlementaire supposerait un mandat explicite, des partenaires nommés, un groupe d’amitié ou un protocole de coopération, un calendrier, un financement identifiable et un mécanisme de contrôle des engagements. Il devrait également garantir que les priorités africaines ne soient pas subordonnées à celles de Port-Vila, de Paris ou de Bruxelles.

Le Parlement de Vanuatu a construit depuis 2025 les premiers instruments d’une diplomatie parlementaire plus ambitieuse. L’Afrique, elle, est déjà présente dans ses coalitions climatiques et dans les institutions auxquelles il appartient. Mais elle demeure absente comme politique parlementaire autonome.

Le pont Afrique–Vanuatu n’est donc ni une invention ni une réalité achevée. Il existe à l’état de passerelles dispersées : un séminaire ancien, une organisation commune, une coalition juridique, des votes partagés et une même exposition aux désordres climatiques.

L’enjeu est désormais de savoir qui transformera ces passerelles en architecture durable — et surtout, au service de quels intérêts.

Sources institutionnelles et documents de référence

Sources institutionnelles principales

Parlement de Vanuatu — « The Vanuatu Parliament appoints Five to the Inter-Parliamentary Representative Roles », 12 mars 2025.
Source centrale sur la nomination de Matai Manaika Kaltabang auprès de l’OEACP, de Marie Louise Paulette Milne auprès de l’APF et des autres représentants interparlementaires.

Assemblée parlementaire de la Francophonie — Fiche de la section du Vanuatu.
Confirme l’adhésion de Vanuatu à l’APF, la présidence de Stephen Felix, la fonction de Marie Louise Milne et le rôle administratif d’Achille Naimlonu.

Assemblée parlementaire de la Francophonie — « XIe Assemblée régionale Asie-Pacifique », Nouméa, juin 2025.
Établit la première participation de la section vanuataise à une assemblée régionale et la volonté annoncée de réinsérer Vanuatu dans la Francophonie institutionnelle.

Parlement européen — Présentation de l’Assemblée parlementaire paritaire OEACP–UE.
Décrit l’architecture issue de l’accord de Samoa : assemblée commune et assemblées régionales Afrique–UE, Caraïbes–UE et Pacifique–UE.

Parlement européen — Présentation de l’Assemblée parlementaire Pacifique–UE.
Permet d’établir que Vanuatu relève du pilier parlementaire Pacifique–UE, tandis que les rencontres avec les élus africains passent surtout par l’assemblée commune OEACP–UE.

Sources sur la convergence climatique

Cour internationale de Justice — Mémoire écrit de la République de Vanuatu, 21 mars 2024.
Document primaire présentant la stratégie juridique de Vanuatu sur les obligations internationales des États en matière climatique.

Cour internationale de Justice — Intervention orale de la Sierra Leone, 5 décembre 2024.
La Sierra Leone y confirme avoir rejoint le groupe d’États conduit par Vanuatu en raison de la vulnérabilité climatique du continent africain.

Cour internationale de Justice — Intervention orale de la Zambie, 12 décembre 2024.
La Zambie salue le rôle moteur de Vanuatu et relève la participation de seize États africains à la procédure.

Cour internationale de Justice — Bilan des audiences publiques, 13 décembre 2024.
Recense les 96 États et 11 organisations internationales intervenus, dont de nombreux pays africains, l’Union africaine, l’OEACP, Vanuatu et l’Alliance des petits États insulaires.

Alliance des petits États insulaires — Liste officielle des États membres.
Confirme l’appartenance commune de Vanuatu, Cabo Verde, des Comores, de Maurice, de São Tomé-et-Príncipe et des Seychelles à l’AOSIS.

    Sources historiques et géopolitiques complémentaires

    France Diplomatie — Entretien franco-vanuatais du 30 juin 2026.
    Confirme que la coopération en matière de Francophonie, de développement, de connectivité et de sécurité coexiste avec le différend de souveraineté sur Matthew et Hunter.

    Sénat français — Rapport sur le séminaire parlementaire de Port-Vila, 17–19 avril 2000.
    Documente un précédent ancien de coopération entre Vanuatu et des parlementaires provenant notamment de la région Afrique, ce qui permet de relativiser le caractère prétendument inédit du rapprochement.

    France Diplomatie — Relations politiques et économiques avec Vanuatu, mise à jour du 29 avril 2026.
    Présente le financement français de projets universitaires, francophones et institutionnels au Vanuatu, ainsi que le poids diplomatique de Paris dans l’archipel.

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