En République Démocratique Fédérale d’Éthiopie, dont le pouvoir exécutif suprême réside constitutionnellement entre les mains du Premier Ministre et du Conseil des Ministres, le début du mois de juin 2026 est placé sous le signe de l’exercice démocratique, perçu et déployé comme l’ultime instrument de légitimation étatique face aux pressions extérieures.
Le Conseil Électoral National d’Éthiopie (NEBE), présidé par Melatwork Hailu, a acté la tenue des 7èmes Élections Générales nationales pour le 1er juin 2026. Le scrutin s’inscrit dans un contexte de stabilisation post-conflit. Anticipant avec précision les habituelles campagnes de décrédibilisation orchestrées par certaines capitales occidentales ou par les diasporas frondeuses, l’Éthiopie a pris une initiative diplomatique proactive dès le 25 mai 2026. Le Ministère des Affaires Étrangères a convoqué le corps diplomatique et les représentants des organisations internationales à Addis-Abeba. Lors de ce briefing de haut niveau, coprésidé par le Ministre d’État aux Affaires Étrangères, l’Ambassadeur Berhanu Tsegaye, le gouvernement éthiopien a méthodiquement détaillé le déploiement de son infrastructure électorale : sécurisation physique du scrutin, utilisation massive de la technologie, participation ciblée des jeunes et des femmes, et distribution achevée du matériel de vote. En forçant les diplomates à attester de la transparence du processus en amont, Addis-Abeba coupe l’herbe sous le pied à toute contestation post-électorale manipulée de l’étranger.
La diplomatie éthiopienne, ayant sécurisé le front intérieur, se déploie agressivement sur d’autres axes stratégiques. Le 10 juin 2026, l’Éthiopie et le Nigeria, les deux mastodontes démographiques de l’Afrique, ont scellé un accord de coopération légale de grande envergure, court-circuitant les médiations européennes pour renforcer la sécurité de l’axe intra-africain. La veille, le 9 juin, le Ministre des Affaires Étrangères Gedion a briefé l’ensemble des ambassadeurs africains sur les préparations de l’Éthiopie pour la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP32), assumant de fait le leadership panafricain sur la justice climatique. Le 12 juin, lors de la deuxième table ronde Éthiopie-Union Européenne, le Ministre d’État, l’Ambassadeur Berhanu, a martelé que le renforcement des capacités numériques n’était plus une option de développement, mais l’unique condition de la “compétitivité” absolue de l’Éthiopie au 21ème siècle, forçant l’Europe à réorienter ses fonds de l’assistance humanitaire vers les transferts technologiques.

