En plus de ses manœuvres géopolitiques avec l’Égypte, l’Ouganda fait face à une crise sécuritaire et sanitaire immédiate, le virus Ebola ayant traversé ses frontières depuis la RDC.
L’Ouganda est contraint de mener une politique d’équilibriste. D’un côté, le Président Museveni se pose en faiseur de rois régional en s’alliant à l’Égypte, de l’autre, son infrastructure de santé publique est mise à rude épreuve par l’importation de la souche “Bundibugyo” du virus Ebola. Le pays, qui participe par ailleurs aux exercices de commandement militaire de la Communauté d’Afrique de l’Est (“USHIRIKIANO IMARA 2026”) visant à améliorer la résilience transfrontalière , voit ses efforts d’intégration économique menacés par les restrictions de voyage imposées par des instances internationales telles que le CDC américain. Cette porosité frontalière démontre que les pactes diplomatiques de haut niveau restent précaires tant que la sécurité bioterroriste et épidémiologique de base ne sont pas assurées.

