Le vendredi 15 mai 2026 marque un point d’inflexion dans les relations bilatérales. Une communication téléphonique, qualifiée d’« excellente et cordiale » par l’Exécutif mexicain, a eu lieu entre la présidente Claudia Sheinbaum et le président américain Donald Trump. Entourée de son équipe de sécurité nationale (le secrétaire aux Relations extérieures Juan Ramón de la Fuente, le secrétaire à la Sécurité Omar García Harfuch et le sous-secrétaire pour l’Amérique du Nord Roberto Velasco Álvarez), la présidente a réussi à désamorcer la menace imminente d’une augmentation unilatérale des droits de douane américains sur les exportations mexicaines.

L’analyse des communiqués présidentiels indique que le Mexique a négocié et obtenu un sursis de 90 jours. Ce délai est destiné à la construction d’un accord commercial et sécuritaire de long terme, évitant ainsi la fragmentation du T-MEC. L’argumentaire de la présidente a reposé sur des données tangibles : lors de cet appel, elle a directement confronté son homologue aux statistiques de février 2026, démontrant une réduction de 41,5 % des saisies de fentanyl aux frontières américaines. La présidente a publiquement affirmé que « le Mexique a été traité avec beaucoup de respect ».

Dans la foulée de cet accord politique, l’appareil d’État a immédiatement mobilisé ses technocrates. Il a été annoncé que le secrétaire à l’Économie, Marcelo Ebrard Casaubon, rencontrerait, le vendredi suivant, le secrétaire au Commerce des États-Unis, Howard Lutnick. Ces négociations, appuyées par les secrétariats des Finances des deux pays, visent à corriger les asymétries de la balance commerciale.

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