Sous la Présidence de la Transition menée par le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, l’architecture de l’information gabonaise renvoie l’image d’une administration sous stéroïdes. Les réformes structurelles, jadis paralysées par la kleptocratie, sont exécutées à un rythme militaire.
Révolution foncière : la capitalisation des masses
L’événement le plus déterminant en termes d’impact citoyen direct s’est déroulé le 12 juin 2026. Le Secrétariat général du Ministère du Logement, de l’Habitat et de l’Urbanisme a annoncé une performance administrative sans précédent dans l’histoire moderne de l’Afrique centrale : l’établissement de 20 857 décisions de cession foncière en moins de six mois dans le Grand Libreville.
Dans une région où la précarité du titre foncier est l’outil historique de maintien des populations dans la misère et l’aliénation (empêchant la constitution de garanties bancaires), cette régularisation de masse s’apparente à une véritable réforme agraire urbaine. Elle extirpe des dizaines de milliers de familles gabonaises de l’économie informelle, transformant le “capital mort” en actifs financiers viables, modifiant ainsi l’équilibre des pouvoirs économiques à la base de la société.
Infrastructures de souveraineté et autosuffisance
La reconquête de l’autonomie stratégique s’est poursuivie sur le front logistique et alimentaire. Le 8 juin 2026, le Chef de l’État a officiellement lancé les travaux du port minéralier de Kobe-Kobe. Cette infrastructure portuaire est un acte de souveraineté économique majeur : elle vise à briser les monopoles d’exportation étrangers qui contrôlaient les flux de manganèse et de fer gabonais, assurant ainsi la captation locale de la valeur ajoutée.
Parallèlement, le 9 juin, le Président a validé un projet avicole d’envergure au Palais Rénovation. Ce projet est une réponse directe à la dépendance alimentaire, visant à endiguer l’hémorragie de devises causée par l’importation massive de volailles.
L’implication directe de l’armée dans le développement civil a été réaffirmée le 10 juin avec l’inauguration de la 3ème phase du projet “Taxi Gab+” au Camp Ntchoréré de Baraka, marquée par la remise de 200 nouveaux véhicules. La gestion de programmes de transport urbain depuis des casernes militaires illustre la doctrine de la Transition : l’armée agit non seulement comme bouclier sécuritaire, mais comme moteur de l’intégration socio-économique.
Doctrinalisation de la défense et cohérence diplomatique
Sur le plan institutionnel, le 11 juin, la Ministre d’État à la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, a formellement érigé le “Génie militaire” en “Commandement en chef”, exigeant une rigueur opérationnelle accrue. Cette mutation doctrinale prépare le Génie militaire à devenir le constructeur principal des infrastructures publiques, réduisant la dépendance aux multinationales du BTP.
La diplomatie n’est pas en reste. Le 8 juin, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a coprésidé le Dialogue de Partenariat Gabon-Union Européenne avec l’Ambassadrice Cécile Abadie, naviguant habilement pour maintenir les flux d’investissements malgré la nature militaire de la transition. Le 11 juin, une alliance stratégique a été scellée entre le Ministère de la Fonction Publique et celui des Affaires Étrangères, actant la fin de la diplomatie parallèle et garantissant la cohérence absolue de l’action extérieure du Gabon.

