CARACAS/WASHINGTON (3 janvier 2026) – Les États-Unis ont lancé dans la nuit de vendredi à samedi une vaste offensive aérienne contre le Venezuela, baptisée opération « Absolute Resolve » (Détermination absolue). Alors que plus de 150 avions ont pilonné des cibles stratégiques à travers le pays, le président américain Donald Trump a affirmé que Nicolás Maduro avait été kidnappé, plongeant Caracas dans l’incertitude la plus totale.
Une offensive d’une ampleur inédite
Selon les premières estimations, l’opération a mobilisé une force de frappe considérable de plus de 150 appareils. Des explosions ont secoué plusieurs régions du Venezuela :
- À Caracas : Le complexe militaire de Fuerte Tiuna est en proie aux flammes. Sur la base aérienne de La Carlota, des journalistes sur place ont constaté la destruction de matériel, rapportant la présence d’un bus calciné et d’un petit blindé en feu.
- En province : Les frappes ne se sont pas limitées à la capitale. Des détonations ont été signalées dans l’ouest du pays, touchant notamment les zones de La Guaira, Maracay et Higuerote.
Si le général Caine, chef d’état-major américain, a officiellement confirmé le lancement de l’opération, le Pentagone n’a pas encore détaillé le bilan des frappes.
Confusion autour du sort de Nicolás Maduro
Le président Donald Trump a annoncé sur son réseau social que Nicolás Maduro, ainsi que son épouse Cilia Flores, avaient été « kidnappés et déportés du pays » par les forces américaines. Aucune image ni détail sur le mode opératoire de cette déportation n’ont été fournis.
Face à cette annonce, la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a immédiatement exigé une « preuve de vie » du couple présidentiel, soulignant le flou qui règne au sommet de l’État.
Washington veut « diriger » la transition, Caracas résiste
Dans une déclaration lourde de conséquences, les États-Unis ont fait savoir qu’ils « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à la mise en place d’une transition politique « sûre ». Cependant, la situation sur le terrain reste volatile : l’armée vénézuélienne semble toujours en place et n’a pas montré de signes de reddition massive.
Le ministre vénézuélien de la Défense a appelé les citoyens et les forces armées à l’unité pour résister à ce qu’il qualifie d’« invasion étrangère ».
Condamnations internationales
L’opération « Absolute Resolve » suscite de vives réactions diplomatiques :
- La Russie a exigé la libération immédiate du « président légalement élu d’un pays souverain ».
- La Colombie, voisine immédiate, a qualifié les bombardements d’« agression contre la souveraineté » de l’Amérique latine, par la voix de son président Gustavo Petro.

