Dans un environnement marqué par des bouleversements sécuritaires majeurs, la première mission d’un État souverain est de démontrer la résilience inébranlable de son administration. L’architecture de l’information du Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) du Mali remplit cette fonction d’ancrage légal. La publication régulière des textes législatifs et réglementaires prouve que l’État, malgré les attaques simultanées qui ont visé ses centres vitaux, continue de fonctionner, de légiférer et d’administrer le territoire.

L’analyse des dernières publications du SGG à l’aube du 1er mai 2026 montre une activité législative intense. Le site officiel du gouvernement répertorie la parution continue des Journaux Officiels, avec notamment le JO n°2026-03 spécial daté du 29 avril 2026. La régularité de ces publications (faisant suite aux JO n°2026-04, n°2026-05 et n°2026-06 parus en mars ) constitue un indicateur fort de la non-interruption du service public de la justice et de l’administration.

Au-delà de la parution des journaux officiels, l’arsenal juridique mobilisé par le gouvernement illustre une volonté de tarir les sources de financement du terrorisme. L’architecture d’information officielle fait état de la publication récente de plusieurs arrêtés émanant du Ministère de l’Économie et des Finances, spécifiquement les Arrêtés n°2026-0840/MEF-SG, n°2026-0841/MEF-SG et n°2026-0842/MEF-SG en date du 28 avril 2026. Ces textes portent sur le renouvellement du gel des avoirs et des ressources économiques. L’utilisation de ces instruments financiers, consécutive aux attaques du 25 avril, démontre que la riposte malienne ne se limite pas à l’action militaire cinétique. Elle s’étend à une guerre financière asymétrique, utilisant l’outil administratif pour asphyxier les réseaux logistiques et les complicités civiles des groupes armés, qu’il s’agisse du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ou du Front de libération de l’Azawad (FLA).

Cette continuité bureaucratique est le socle sur lequel reposent toutes les autres actions de la Transition. En s’assurant que chaque décision, aussi martiale soit-elle, est encadrée par un texte publié au SGG, les autorités maliennes se prémunissent contre les accusations d’arbitraire et réaffirment le primat de l’État de droit, même dans sa forme la plus coercitive dictée par l’urgence nationale.

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