Conjointement aux festivités écologiques marquant la Journée mondiale de l’environnement (le 5 juin), sous le thème évocateur « Inspiré par la nature pour le climat, pour notre avenir », la machine de guerre gouvernementale préparant l’État à la violence de la saison cyclonique s’est mise en mouvement. La Dominique a convoqué début juin le Sixième Forum National sur les Perspectives Climatiques. Ce forum est fondamental, car il démocratise la science prédictive ; il a rassemblé les pêcheurs, les agriculteurs, les opérateurs du secteur privé et les cadres étatiques autour des modèles de vulnérabilité côtière et des régimes pluviométriques attendus. Armer les populations locales avec des données climatiques prospectives transforme des victimes potentielles en unités de réaction tactique résilientes.

Dans la même veine de préparation paramilitaire civile, Glenroy Tusan, commissaire aux collectivités locales, a publié une doctrine rigide concernant l’utilisation du réseau d’abris anticycloniques, pour la sécurisation desquels le gouvernement a injecté la somme colossale de 2,3 millions de dollars américains au cours de l’année 2024 (faisant suite à des millions d’investissements antérieurs). L’administration des abris reflète l’application de l’ordre face au chaos existentiel : obligation pour les citoyens d’apporter leurs médicaments essentiels, leurs documents capitaux, ainsi que de l’eau et des vivres pour une autonomie stricte de 24 à 48 heures. Les interdictions frappent d’une fermeté absolue : aucun animal de compagnie et, de façon cruciale, aucune arme (couteaux, pics à glace, gaz poivré ou armes à feu) n’est tolérée dans l’enceinte de ces sanctuaires. Cette réglementation étouffe dans l’œuf tout phénomène de « capitalisme du désastre » et prévient les effondrements sécuritaires locaux, préservant la sanctité du refuge et l’autorité de l’État dans la tempête. Outre les abris, le projet DOMCREP finance activement la restructuration d’infrastructures de défenses maritimes à travers la composante Integrated Coastal Zone Management (ICZM) coordonnée avec le PNUE, ainsi que le projet « DECLARE Water » dédié à la protection inconditionnelle des ressources hydriques.

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